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In March 2017, I met Krishna, a 23-year-old Nepalese who lives with his wife on the outskirts of Kathmandu. He comes from a poor village in the Tarai near the city of Itahari in southeastern Nepal. He came to Kathmandu to earn a living. He does various jobs, mainly physical work, such as transporting bricks or cement for an average daily wage of 2,000 Nepalese rupees (US$20). But, like most young Nepalese who don't really see any prospects in Nepal, Krishna wants to go abroad again. After spending six months on construction sites in Saudi Arabia, he is now seeking a work visa for Dubai.


Nepal is one of the leading suppliers of foreign labour, particularly for the Gulf countries and Malaysia. According to statistics from the Ministry of Labour and Employment, between 2008 and 2017, Nepal granted exactly 3,554,683 work permits abroad. This represents more than 1,000 workers per day for a country with a population of around 30 million. Another government study by the Department of Foreign Employment (DoFE) states that between 2015 and 2017, 786,564 permits were issued to Nepalese migrant workers from more than 100 different countries. The two studies are in perfect agreement, however they do not include the hundreds of thousands of Nepalese workers who travel to India every year. The difficulty in obtaining accurate figures results from the fact that they choose to travel there by land border and rarely need work permits with this border country due to the many agreements between the two countries. Independent local sources put the figures at 1500 or even 1600 young Nepalese workers leaving their country every day in search of work. The country receiving the most applications is Malaysia with almost 30% of all immigrant workers. Next come Qatar (21.57%), Saudi Arabia (20.37%) and finally the United Arab Emirates (10.62%). According to the Nepalese Ministry of Labour, more than two million young workers work abroad permanently. 

Going abroad is not a choice. It could be a dream, but it is above all a necessity.




FR


En mars 2017, j'ai rencontré Krishna, un népalais de 23 ans qui vit avec sa femme à la périphérie de Katmandou. Il vient d'un village pauvre du Tarai situé à proximité de la ville d'Itahari, dans le sud- est du Népal. Il est venu à Katmandou pour gagner sa vie. Il y effectue des travaux divers, principalement physiques, comme transporter des briques ou du ciment pour un salaire journalier moyen de 2 000 roupies népalaises (20 USD). Mais, comme la plupart des jeunes népalais qui ne voient pas vraiment de perspective au Népal, Krishna veut repartir à l'étranger.  Après avoir passé six mois sur les chantiers en Arabie Saoudite, il cherche aujourd'hui à obtenir un visa de travail pour Dubaï. 

Le Népal, est l'un des premiers pays fournisseurs de main d'oeuvre étrangère notamment pour les pays du Golfe et la Malaisie. D'après les statistiques du ministère du Travail et de l'Emploi (Ministry of Labour and Employment), entre 2008 et 2017, le Népal a accordé exactement 3 554 683 permis de travail à l'étranger. Cela représente plus de 1000 travailleurs par jour pour un pays dont la population avoisine les 30 millions d'habitants. Une autre étude gouvernementale réalisée par le DoFE (Department of Foreign Employment) affirme cette fois qu'entre 2015 et 2017, ce sont 786 564 permis qui ont été délivrés au travailleurs migrants népalais pour plus de 100 pays différents. Ces deux études sont parfaitement concordantes, cependant elles n'incluent pas les centaines de milliers de travailleurs népalais se rendant en Inde chaque année. La difficulté d'obtenir des chiffres précis résulte du fait qu'ils choisissent de s'y rendre par la frontière terrestre et qu'ils ont rarement besoin de permis de travail avec ce pays frontalier de part les nombreux accords entre les deux pays. Ainsi, des sources indépendantes locales poussent les chiffres à 1500 voire 1600 jeunes travailleurs népalais quittant leur pays chaque jour dans le but de trouver un emploi. Le pays recevant le plus de demandes est la Malaisie avec quasiment 30% de l'ensemble des travailleurs immigrés. Viennent ensuite le Qatar (21,57%), l'Arabie Saoudite (20,37%) et enfin les Émirats Arabes Unis (10,62%). Selon le ministère du Travail népalais, plus de deux millions de jeunes ouvriers travaillent à l'étranger en permanence. 

Partir à l'étranger n'est pas un choix. Ce pourrait être un rêve, mais c'est avant tout une nécessité. 

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